Ægidius Gutman (1490-1584)

Publié le par Socrates Philalethe

Ægidius Gutman (1490-1584)

 

Alchimiste allemand, possible précurseur des idées rosicruciennes. Sa biographie « tient davantage de la légende que de la réalité historique ». Déçu par les arts libéraux enseignés dans les universités, il aurait parcouru le monde et découvert un livre mystérieux, Falmad, révélateur de la sagesse et de la science. Il aurait été vu en 1617 à Augsbourg, soit plus de trente ans après sa mort1. En 1575, il aurait écrit un énorme traité alchimique :Offenbarung Göttlicher Majestät (Révélation de la Majesté divine où il est montré comment Dieu, le Maître s'est révélé au début de toutes ses créations par des mots et des œuvres, comment il a rédigé en une sorte de court écrit toute son œuvre et ses qualités, propriétés, force et action et ce qu'il a offert au premier homme qu'il a créé d'après sa propre image, ce qui s'est réalisé depuis lors), publié en 1619 à Francfort. Les pérégrinations légendaires de Gutman préfigure celles du fondateur mythique des Rose-Croix, Christian Rosencreutz, décrites dans la Fama Fraternitatis, probablement composée par Johann Valentin Andreae (originaire de Souabe comme Gutman) et ses compagnons du Cénacle de Tübingenet publiée en 16141. De même le Offenbarung Göttlicher Majestät contient des idées qui se retrouveront dans les manifestes de la Rose-Croix : la sagesse et la science sont révélées par Dieu et la nature, et pour posséder cette connaissance qui permet de prédire l'avenir, de faire des transmutations, de guérir les maladies, de voir en plein jour et à l'intérieur de la Terre... il faut se laisser guider par le Saint-Esprit, et non par les savants, les théologiens luthériens ou le Pape. La dédicace écrite par l'éditeur en 1619, donc après la publication des manifestes Rose-Croix (1614-1615), donne des formules similaires à celles de la Fama Fraternitatis, sur la "vraie philosophie" d'Adam, de Moïse et de Salomon.

 

  

Publié dans XVIe Siècle

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