Camille Desmoulins (1760-1794)

Publié le par Socrates Philalethe

 

Camille Desmoulins (1760-1794)

 

Il fut le meilleur ami de Robespierre. Auparavant, il fréquentait déjà l’entourage de Mirabeau. Dans ses publications, il dénonce constamment un complot aristocratique. Il s’oppose également au suffrage censitaire, en déclarant qu’un tel mode d’élection aurait exclu Jésus-Christ ou Jean-Jacques Rousseau. Avant la déclaration de guerre de 1792, il est plutôt partisan de la paix, comme son ami Robespierre. Mais il change ensuite d’avis et se range aux côtés de Danton et Marat. Après le 10 août 1792 et la chute de la Monarchie, il devient secrétaire du ministère de la Justice, dirigé par Danton. Il devient de plus en plus engagé dans la voie d’une répression des contre-révolutionnaires. Il est élu à la Convention nationale, où il siège parmi les Montagnards, mais ne joue pas de rôle important. Beaucoup de ses contemporains voient en lui un brillant orateur, mais incapable de jouer un rôle politique. Il s’oppose beaucoup à Jacques-Pierre Brissot, qui l’accuse d’être corrompu. Il publie contre lui Brissot dévoilé et Histoire des brissotins, où il rappelle la versatilité de son adversaire, ancien proche de La Fayette. Il s’éloigne peu à peu des Montagnards, notamment après la condamnation des Girondins le 30 octobre 1793. Il fonde alors un nouveau journal, Le vieux cordelier, où il attaque les Enragés et lance des appels à la clémence. Considéré comme dantoniste, il est arrêté en même temps qu’eux, le 31 mars 1794 et est guillotiné le 5 avril 1794.

 

 

Publié dans XVIIIe Siècle

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