Denys l'Aeropagite

Publié le par Socrates Philalethe

 Denys l'Aréopagite (en grec : Διονύσιος ο Αρεοπαγίτης), est un Athénien dont le nom est mentionné au verset 34 du chapitre 17 du livre des Actes des Apôtres.

La prédication de Paul aux Athéniens [modifier]

Au chapitre 17 des Actes des Apôtres, saint Paul se trouve a Athènes, il parcours la ville et est questionné par des philosophes épicuriens et stoïciens. Ceux-ci le prennent pour un « picoreur » (σπερμολόγος), c'est-à-dire un discoureur dont le savoir n'est qu'un ramassis d'éléments éparses et sans cohérence. Ils l'amènent à l'Aréopage pour lui demander des éclaircissements sur sa prédication. L'Aréopage peut désigner ici une colline qui se trouve à l'ouest de l'Acropole, ou bien un haut conseil qui se réunissait autrefois sur cette colline mais qui à l'époque de Paul tenait ses séances sous le Portique royal, en bordure de l'Agora.1

Devant ce public Saint Paul déclare :

« Athéniens, à tous égards vous êtes, je le vois, les plus religieux des hommes. Parcourant en effet votre ville et considérant vos monuments sacrés, j'ai trouvé jusqu'à un autel avec l'inscription : au dieu inconnu. Eh bien ! ce que vous adorez sans le connaître, je viens, moi, vous l'annoncer. »

— Actes des Apôtres, 17, 22-23

La prédication de Paul tente de s'adapter au public de philosophes qui l'écoute. Paul parle de l'unité du genre humain et de sa vocation à n'adore que Celui en qui nous avons la vie, et le mouvement et l'être. Cela ne soulève pas d'objection dans l'auditoire jusqu'à ce que Paul parle de la résurrection :

« A ces mots de résurrection des morts, les uns se moquaient, les autres disaient: « Nous t'entendrons là-dessus une autre fois. » C'est ainsi que Paul se retira du milieu d'eux. Quelques hommes cependant s'attachèrent à lui et embrassèrent la foi. Denys l'Aréopagite fut du nombre. Il y eut aussi une femme nommée Damaris, et d'autres avec eux. »

— Actes des Apôtre 17, 32-34

Attributions pseudépigraphiques [modifier]

Denys l'Aréopagite est surtout connu pour s'être vu attribuer à titre pseudépigraphique des traités mystiques rédigés au Ve ou VIe siècle. Il est absolument impossible que le Denys évoqué par les Actes des Apôtres soit l'auteur de ces œuvres, cependant cette attribution est significative. Emprunter le nom d'un personnage pour lui attribuer une œuvre était une manière de la situer dans un courant de pensée ou de la présenter comme la traduction de l'enseignement de ce personnage. L'attribution des écrits du Pseudo-Denys l'Aréopagite à Denys l'Aréopagite les situe ainsi immédiatement comme une littérature à la fois philosophique et chrétienne.2

Les Denys dans la tradition [modifier]

Dans la tradition orientale, Denys l'Aréopagite a été considéré comme le premier évêque d'Athènes. A partir du moyen âge, les parisiens l'ont aussi identifié à leur premier évêque, Denis de Paris. Dans le Martyrologe romain, Denys, le premier évêque d'Athènes est fêté le 3 octobre, tandis que le premier évêque de Paris et le Pseudo-Denys l'Aréopagite, auteur des traités de mystique, sont fêtés ensemble le 9 octobre.

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