Eusèbe Salverte (1771 - 1839)

Publié le par Socrates Philalethe

Anne Joseph Eusèbe Baconnière de Salverte est un homme politique français né à Paris le 18 juillet 1771 et mort à Paris le 27 octobre 1839.

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Biographie [modifier]

Fils de Jean Marie Eusèbe Baconnière de Salverte, administrateur du contrôle et des domaines, et de son épousé née Élisabeth Faure, frère d'Eustache de Salverte (1768-1827), qui fut représentant du département de la Seine à la Chambre des Cent-Jours en 1815, Eusèbe de Salverte fit ses études chez les Oratoriens au collège de Juilly et devint avocat au Châtelet.

À la suppression de cette juridiction, il entra dans les bureaux du ministère des Relations extérieures (1792) dont il fut renvoyé à la suite de dénonciations dont il fit l'objet. Il devint alors professeur d'algèbre à l'École des ponts et chaussées.

Compromis dans l'insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV, il fut condamné à mort par contumace, vint purger sa contumace en 1796et fut acquitté. Il occupa alors un emploi au cadastre et se fit connaître par des brochures antireligieuses et politiques.

Deux ans après son mariage avec la veuve du comte de Fleurieu (1812), il se retira à Genève (1814) où il passa cinq ans et ne cessa de publier des brochures de circonstances contre le gouvernement de la Restauration et en faveur des idées libérales.

Le 21 avril 1828, il fut élu député du 3e arrondissement de Paris1 et prit place à gauche. Il fut de ceux qui appuyèrent, en 1828, la motion deLabbey de Pompières tendant à la mise en accusation du ministère Villèle, parla contre les Jésuites, pour la suppression de la loterie, pour le refus de l'impôt en cas de violation de la Charte et signa l'adresse des 221 contre le ministère Polignac.

Réélu le 12 juillet 18302, il protesta contre les ordonnances de Saint-Cloud, demanda de prendre la déclaration de la Chambre de 1815 pour base de nouvelles institutions politiques, réclama la mise en accusation des derniers ministres de Charles X, et demanda la liberté de l'imprimerie et de la librairie.

Aux élections du 5 juillet 1831, il fut élu par le 5e arrondissement de Paris3. Il signa le Compte-rendu de 1832, parla en faveur du rappel de lafamille Bonaparte et pour la libération de la duchesse de Berry.

Aux élections du 21 juin 1834, il échoua contre Adolphe Thiers4 mais, celui-ci ayant été nommé ministre, il regagna son siège le 27 décembre suivant5. Il continua de siéger à gauche, et de harceler les ministres, dans la forme piquante et incisive qui lui était familière. Successivement réélu le 4 novembre 18376 et le 2 mars 18397, il mourut en octobre suivant en refusant les secours religieux. Son enterrement fut purement civil.

Il était membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres depuis 1830.

Publié dans XIXe Siècle

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