La Fayette (1757-1834)

Publié le par Socrates Philalethe

La Fayette (1757-1834)


Issu de la vieille noblesse auvergnate de Chavaniac, Marie Joseph Gilbert Motier fut orphelin à l’âge de treize ans et hérita d’une fortune considérable. Favorable à la cause américaine, le marquis se rendit outre-Atlantique et proposa ses services aux insurgés qui venaient de faire sécession avec la Grande-Bretagne. Major général de l'armée américaine à 20 ans, ami de Washington qui le traita comme son fils et auprès duquel il combatit, il devint membre de l’état-major américain tout en continuant à hanter les champs de bataille. Lorsque Londres déclara la guerre à Paris, il revint en Europe pour solliciter, avec succès, de nouvelles aides financières et militaires. De retour en Amérique en 1780, il participa à la campagne de Virginie qui se clôtura par la reddition du général anglais lord Charles Cornwallis à Yorktown (octobre 1781). Défenseur inconditionnel du principe démocratique, le marquis de La Fayette rentra en France en 1787. De retour à la Cour, il connut un triomphe et en dépit de ses opinions "progressistes", Louis XVI le traita toujours avec bienveillance. Quoique révolutionnaire convaincu, le Marquis était aussi partisan de la monarchie constitutionnelle et à ce titre, il était le protecteur de la famille royale depuis octobre 1789. Ce choix et sa renommée le placèrent au centre du débat constitutionnel. Le Jacobin créa le club "modéré" des Feuillants favorables à une monarchie constitutionnelle. Les "fayettistes" composent un fort groupe d’influence, que son inspirateur voudrait voir arriver au pouvoir. Mais débordé par les extrémistes, il est déclaré traître à la patrie. Le 8 août 1792, deux jours avant la chute de la monarchie, il fuit en Flandre. Arrêté par les Autrichiens, La Fayette fut emprisonné en Autriche puis en Prusse (1792-1797). Sa déchéance parut complète. Lorsqu’il rentra en France après le coup d’État du 18 Brumaire an VIII, il se tint à l’écart du pouvoir napoléonien. Il revint à la politique à la faveur de la Restauration monarchique de 1815. Député de la Seine-et-Marne durant les Cent-Jours, puis de la Sarthe (1817), il perd son siège en 1824, après avoir été compromis dans le complot carbonariste de Belfort (1822). Il quitte alors l’hémicycle où il s’est opposé au roi Louis XVIIIÀ l’invitation du Congrès, il séjourna aux États-Unis entre 1824 et 1825, recevant un don de 200 000 dollars et de vastes propriétés terriennes. De retour en France, il brigua de nouveau une députation (1827). Le révolutionnaire joua un rôle important dans  De retour en France, il brigua de nouveau une députation (1827). Le révolutionnaire joua un rôle important dans la Révolution de 1830 et contribua à l'avènement du duc d'Orléans sur la trône.


Publié dans XVIIIe Siècle

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