Lady Caithness (1830 - 1895)

Publié le par Socrates Philalethe

 

Maria de Mariategui, Lady Caithness, duchesse de Medina Pomar était une spirite et occultiste née à Londres en 1830 et morte à Paris le 2 novembre 1895. D'origine espagnole, Maria de Mariategui épousa d'abord le duc de Medina Pomar. Devenue veuve, elle jouit d'une fortune considérable et s'installa en Angleterre. Là, elle épousa Lord Caithness. Elle possédait à Nice le palais Tiranti qui devint le lieu de rendez-vous des occultistes et des spirites. Lady Caithness fut approchée vers 1882 par Helena Blavatsky, le Colonel Olcott et Annie Besant pour créer la branche française de la Société théosophique. Elle fut l'un des premiers membres de cette société et l'une des premières disciples du spiritisme, qui avait acquis une influence grandissante dans les milieux occultistes. Elle se considérait elle-même comme spécialement attachée à Marie Stuart, dont elle se croit parfois la réincarnation. Elle affirmait qu'une nuit, dans le château de Caithness en Écosse, elle avait reçu en rêve la visite de la reine d'Écosse qui lui avait enjoint de se rendre immédiatement à la chapelle du château royal de Holyrood, ce qu'elle avait fait immédiatement, accompagnée d'un seul serviteur. Elle y avait eu une longue conversation avec la reine, qui avait conclu en l'embrassant sur le front et en la déclarant son ange gardien, à la suite de quoi elle avait décidé de vouer sa vie à la religion. Jules Doinel, fondateur de l'Eglise gnostique catholique, était étroitement lié à Lady Caithness. Elle tenait le journal l’Aurore du Jour Nouveau (1886-95) dans lequel elle présente ses rhéories sur le fémiisme moderne, insitant sur la figure de jeanne d’Arc.

 

Elle est également proche du mouvement socialiste mystique des quante-huitards tel l’Abbé Roca ou l’Abbé Jounet (revue ‘l’Etoile’ 1889-95 sous titrée « kabbale messianique, socialisme chrétien, socialisme expérimental ») On a dit qu’elle recevait ses directives d’un « Cercle (ou Fraternité) de l’Etoile » annonçant la proche réconciliation universelle sous la direction de la femme-messie sous le pontificat de Leon XIII et qui annonça l’entrée du « Pape Angélique » à Perpignan en 1889. 


Publié dans XVIIIe Siècle

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