Le Bogomilisme, Renaissance du manichéisme - Vers 940

Publié le par Socrates Philalethe

 

 

 

Le Bogomilisme, Renaissance du manichéisme

 

 

 

Vers 940, en Bulgarie, le pope Bogomil (« ami de Dieu » en bulgare) prit la tête d’un mouvement de contestation du régime féodal et du pouvoir de la hiérarchie ecclésiastique.

En 973, le prêtre Kosmas lança un appel contre les insurgés bogomiles.

La pensée bogomile était fondée sur un système manichéen qui opposait lumière et ténèbres, esprit et matière (Bien et Mal) et puisait ses préceptes dans l’Evangile, n'acceptant dans l'Ancien Testament que les Psaumes et le Livre des Prophètes.

Les bogomiles considéraient que la création, qu'ils jugeaient mauvaise, ne pouvait être que l'œuvre d'un Dieu obscur, à laquelle ne saurait participer le Dieu bon.

Ils s'opposaient à l’Eglise officielle, pratiquaient un ascétisme très strict, refusaient les images (la croix, en particulier) et le temple ; ils rejetaient la Trinité (qui, pour eux, faisait du Père une personne supérieure au Fils et au Saint-Esprit), la naissance divine du Christ (et même la réalité de sa forme humaine) et les sacrements dubaptême, de l’eucharistie et du mariage.

 

Les initiés étaient appelés « Parfaits ».

Publié dans Pythagore

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