Saint Gilles l'Ermite

Publié le par Socrates Philalethe

Saint Gilles l'Ermite(en occitan sent Gely ou sent Geris) est né à Athènes. Il vint vivre en ermite en Languedoc au viie siècle.

Il est représenté avec une biche, car selon une légende du xe siècle, une biche, poursuivie par des chasseurs, se réfugia dans sa grotte, et vint se coucher à ses pieds. Sur son tombeau fut construite l'abbaye de Saint-Gilles-du-Gard, alors port de mer, étape de pèlerinage sur le chemin de Rome et de Compostelle.

La vie de ce moine relève très peu de la connaissance historique. Il mourut aux environs de l'an 720. Fêtele 1er septembre.

Sommaire [masquer]

                               1 Sa vie

                               2 Son culte

                               3 Patronage

                               4 Représentation - iconographie

                               5 Bibliographie - Sources

                               6 Liens internes

                               7 Liens externes

                               8 Notes et références

Sa vie [modifier]

Selon les traditions, c'est vers le milieu du viie siècle, à Athènes, que naquit saint Gilles, de son nom grec Ægidius (Ne pas confondre avec Ægidius, général romain au ve siècle). Très vite, il s'illustra par des miracles mais fuit sa renommée et aborda en Provence. Il se rend d'abord à Rome, avant de se retirer dans une forêt non loin de Nîmes, dans le Gard.

Il sera chaleureusement accueilli à Arles, puis au bord du Gardon par saint Vérédème avant de se retirer en ermite dans la Vallée Flavienne. Sa seule compagne sera une biche qui le nourrira de son lait. C'est elle qui provoqua la rencontre de saint Gilles et du roi Wisigoth Wamba.

Au cours d'une partie de chasse, poursuivie par la meute royale, elle vint se réfugier auprès du solitaire. Wamba découvrit saint Gilles blessé par la flèche d'un chasseur. Ému, il lui offrit la Vallée Flavienne pour y bâtir un monastère.

Devenu abbé, Saint Gilles conseille les plus grands, pape et rois. On raconte qu'un grand personnage (Charles Martel ou Charlemagne ?) lui avait demandé l'absolution pour un très grand péché (inceste). Alors que Saint Gilles célébrait la messe, un ange plaça sur l'autel un parchemin où était consignée la faute. Au fur et à mesure du déroulement de l'office, les traces écrites du péché s'effacèrent sur le parchemin ! La légende est liée à la fondation de l'abbaye de Saint-Gilles (Gard), lieu de pèlerinage important sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle.

C'est près de l'église de son ermitage dédiée aux saints Pierre et Paul, que mourut l'ermite le 1er septembre 720 ou 721.

Son culte [modifier]

Son culte se répandit rapidement, de nombreux pèlerins venus des pays les plus lointains (Flandres, Danemark, Hongrie, Norvège, Pologne…) s'acheminèrent vers son tombeau, invoquant saint Gilles contre la peur et le feu, pour la guérison des maladies nerveuses et pour la protection des enfants.

Placé sous la juridiction de Rome, le monastère autour duquel se bâtit la ville, connut un très grand rayonnement. Les pèlerins s'y arrêtaient et chantaient les louanges de saint Gilles à leur retour dans leur pays. Au Moyen Age, le culte de saint Gilles était très important, non seulement en Provence et dans le Languedoc mais dans la plupart des pays de la chrétienté. Il était surtout invoqué comme saint susceptible d'aider les pénitents lors des aveux difficiles.

Des villes et des villages en France et à l'étranger portent son nom et plus de 2000 églises le désignèrent comme patron. À Paris, son nom est associé à celui de saint Loup de Sens, encore appelé saint Leu : les fêtes de ces deux saints ont lieu le même jour, le 1er septembre, et ils se partagent la dédicace d'une même église1.

Le saint, dont la première Vita connue, fut écrite vers l'an mil, a son tombeau dans la crypte de l'abbatiale de la ville de Saint-Gilles-du-Gard.

En 1050, ce lieu devint l'un des quatre plus importants pèlerinages de la chrétienté avec Jérusalem, Rome et Saint-Jacques de Compostelle.

Patronage [modifier]

Patron des estropiés, on l'invoque contre le cancer, la stérilité des femmes et la folie.

Saint Gilles reste un saint invoqué aussi pour les peurs enfantines, les convulsions, les dépressions, particulièrement en Normandie, par exemple dans l'Eure à Iville, Saint-Germain-Village ou à Bernay ou encore dans le Calvados, à Touques.

Il est aussi le saint patron d’Édimbourg, Graz, Nuremberg, Osnabrück, Sankt Gilgen, Brunswick, Wollaberg, Saint-Gilles (Bruxelles) à Bruxelles, et Saint-Gilles-Waes. En 1630, une église de Trastevere à Rome lui est dédiée, l'église Sant'Egidio qui depuis 1968 abrite la Communauté de Sant'Egidio.

Publié dans Moyen-Age

Commenter cet article