Claude-Sosthène Grasset d'Orcet (1828 - 1900)

Publié le par Socrates Philalethe

Claude-Sosthène Grasset d'Orcet, né le 6 juin 1828 à Aurillac et décédé le 2 décembre 1900 à Cusset, était un archéologue, épigraphe, fondateur de la mythologie française.

   Claude-Sosthène Grasset d’Orcet, qui fut le premier parmi les auteurs ésotéristes à évoquer cette Société Angélique, en révélant son existence par quelques brèves mentions, dans une demi-douzaine d’articles différents publiés par la Revue Britannique. En fait, Grasset d’Orcet s’est basé sur les écrits des annalistes lyonnais, dont le célèbre père Jésuite Claude Ménestrier, spécialiste de l’héraldique, qu’il cite plusieurs fois. Cependant, suivant en cela les historiens de son époque, il n’a pas su discerner l’enchaînement des cercles d’initiés qui ont précédé la Société Angélique proprement dite. Il faut dire que ces chroniqueurs amalgamèrent allègrement tous ces groupes, au point de leur donner, à tous, le titre d’Académie et le nom d’Angélique. C’est ainsi que Grasset d’Orcet considérait la Société Angélique comme une « académie littéraire », qui aurait existé dès le début du XVIe siècle, mais il a eu la clairvoyance et l’intelligence d’y voir une société secrète.

 

 

Fils de Pierre-Joseph Grasset, maire de Mauriac, et d'Antoinette-Athénaïs de Chalembel, fille du maire de Cusset, il fit ses études au collège d'Aurillac, puis au collège de Juilly où il découvre l'ésotérisme avec l'Abbé Constant, le futur Eliphas Lévi, qui y avait été engagé comme répétiteur par le supérieur qui était à cette époque l'abbé Henri Boisnormand de Bonnechose (1800-1883), lequel sera par la suite l'évêque de Carcassonne en 1847, de Evreux en 1854 et de Rouen.

Grasset d'Orcet séjourne ensuite à Paris où il fait des études à la faculté de droit, puis de sculpture a l'École des Beaux-Arts dans l'atelier d'Elias Robert, lesquelles l'incitent à entreprendre des voyages en Grèce, puis dans tout le Moyen-Orient. Il s'est marié à Chypre avec Clémence-Félicie Lafon, fille d'un ancien médecin-major établi à Nicosie.

Il fréquentait entre 1848 et 1851, le café de La Régence à Paris où il rencontra Alfred de Musset qui s'intoxiquait avec un mélange de bière et d'absinthe, Théophile Gautier, le peintre Murger et son modèle Musette, Jules Barbey d'Aurevilly. Il participe aux révoltes de 1848 en s'enrôlant dans une compagnie de la 10ème légion commandé par le Marquis de Saulcy. Ce sera le début d'une longue relation entre les deux hommes.

Il s'établit plusieurs années à Chypre où il entreprend des fouilles et dont il revient avec une grande quantité d'objets qui constituent le premier fond d'archéologie chypriote du Musée du Louvre.

Il participe à deux missions archéologiques avec Ernest Renan, puis avec Melchior de Vogüé.

Avant 1870, Grasset d'Orcet a collaboré comme journaliste aux journaux La Cloche, Le Figaro, et fait des reportages pour l'Agence Havas pendant la Commune de Paris.

Il collabore pendant vingt-sept ans à La Revue britannique dans laquelle il publie 218 articles, le premier en 1873 sur L'Alcoolisme en littérature, et fait de nombreuses traductions.

Une partie de son œuvre a été reprise et continuée d'une part par Henri Dontenville (1888-1981) qui ne la mentionne pas et qui a fondé en 1950 la Société de mythologie française; d'autre part par un certain nombre d'auteurs esotériques comme Fulcanelli, Claudius Popelin qui le citent, et plagié par Joséphin Péladan.

Publié dans XIXe Siècle

Commenter cet article