Heinrich Kunrath (1560-1605)

Publié le par Socrates Philalethe

Heinrich Kunrath (1560-1605)  

 

Fut un médecin et alchimiste allemand. Il est peut-être apparenté à un autre médecin de Leipzig nommé Conrad Khunrath. Durant l'hiver 1570, il s'inscrit peut-être à l'Université de Leipzig sous le nom de Henricus Conrad Lips. Les incertitudes concernant sa biographie proviennent de son usage supposé de multiples noms. Il est cependant certain qu'il s'inscrit en mai 1588 à l'Université de Bâle en Suisse, y obtenant son diplôme de médecine le 3 septembre 1588.Disciple de Paracelse, il pratique la médecine à Dresde, Magdebourg et Hambourg, et il a peut-être occupé un poste de professeur à Leipzig. Il voyage beaucoup après 1588, faisant notamment un séjour à la cour impériale de Rodolphe II à Prague.

 

En 1589, il y rencontre le mathématicien et astrologue anglais John Dee alors en prison. En septembre 1591, Khunrath devient le médecin personnel du comte Rosemberk à Trebon. Il y rencontre probablement Johann Thölde, un des auteurs présumés des traités alchimiques de « Basile Valentin ».

 

Il est surtout connu pour son traité alchimique l'Amphitheatrum Sapientiae Aeternae(Amphithéâtre de la sagesse éternelle, Hambourg, 1595, condamné par la Sorbonne en 1617), classique de la littérature alchimique, qui mèle magie, philosophie naturelle et christianisme. Cet ouvrage eut une influence dans les milieux luthériens. L'historien John Warwick Montgomery note ainsi que le théologien luthérien Johann Arndt, écrivit un commentaire de l'Amphitheatrum.

 

L'historienne Frances Yates le considère comme le lien entre la philosophie de John Dee et le Rosicrucianisme. Les gravures du livre, qui sont des symboles alchimiques élaborées, ont été faites par le graveur Paullus van der Doort, et le dessin de laboratoire de l'alchimiste est du peintre hollandais Hans Vredeman de Vries, qui y utilise la perspective linéaire dont il est un des pionniers. Le portrait de Khunrath qui accompagne l'ouvrage est de Jan Diricks van Campen.

  

Publié dans XVIe Siècle

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article