Joachim de Lelewel (1786 - 1861)

Publié le par Socrates Philalethe

 

Joachim de Lelewel (22 mars 1786, Varsovie - 29 mai 1861, Paris), historien, numismate et politicien polonais.

 

Joachim Lelewel

Sommaire [masquer]

                  1 Biographie

                                          1.1 Professeur d’histoire

                                          1.2 Patriote et révolutionnaire

                                          1.3 L’exilé

                  2 Son œuvre

                                          2.1 Une œuvre diversifiée

                                          2.2 Histoire de la Pologne

                                          2.3 Numismatique

                                          2.4 Bibliographie

                                          2.5 Citations

                                          2.6 Publications de Joachim Lelewel

                  3 Honneurs

                  4 Notes et références

                  5 Bibliographie

                  6 Lien externe

Biographie [modifier]

Professeur d’histoire [modifier]

Né dans une famille polonaise noble, d’origine prussienne, (Lölhöffel von Löwensprung), il entreprend des études à l’Université de Vilnius en 1804. Après avoir achevé ses études en 1808, il devient enseignant au Lycée de Krzemieniec l’année suivante (jusqu’en 1811). En 1815, il commence une carrière académique en devenant professeur d’histoire suppléant à l’Université de Vilnius. La même année, il crée une revue littéraire (L’hebdomadaire de Vilnius) qui permettra notamment à Adam Mickiewicz de faire ses débuts. En 1819, il devient professeur suppléant et bibliothécaire à l’Université de Varsovie avant d’être nommé professeur d’histoire européenne à l’Université de Vilnius en 1821.

Patriote et révolutionnaire [modifier]

En 1824, privé de son poste à Vilnius, par le gouverneur russe, pour avoir eu des contacts avec une association patriotique (les Philomathes), il revient à Varsovie. En 1825, il adhère à la Société patriotique et il sera élu député à la diète du Royaume du Congrès en 1829. Pendant l’Insurrection de Novembre (1830 - 1831), il est d’abord membre du Conseil administratif, ensuite ministre de la Culture au sein du gouvernement national d’Adam Czartoryski (1830 - 1831) et président du Club patriotique qui s’est créée au début de l’insurrection et qui regroupe des patriotes radicaux qui veulent introduire d’importantes réformes sociales en Pologne.

L’exilé [modifier]

Après l’échec de l’Insurrection de novembre, il quitte le pays pour Paris où il fonde le Komitet Narodowy Polski (Comité national polonais) dont il assurera la présidence. Il est également à la tête de l’organisation Zemsta Ludu (la Vengeance du peuple) créée à Paris en décembre 1831. En 1833, il est arrêté au domicile du Général La Fayette et conduit à Tours. Puis 5 mois après à la demande de l’ambassadeur de Russie, il est expulsé de France et s’installe à Bruxelles où il résidera pendant 28 ans. Joachim Lelewel y refuse le titre de professeur de l’Université libre de Bruxelles mais il s’investira dans la culture de ce pays qui vient de naître. C’est en Belgique qu’il écrira ses importants ouvrages historiques, géographiques et cartographiques. En 1835, il devient le président de Jeune Pologne, une organisation démocratique et républicaine, liée à Jeune Europe de Giuseppe Mazzini. La même année, Joachim Lelewel met sur pied le Związek Dzieci Ludu Polskiego (Union des Enfants du Peuple Polonais) dont l’objectif est d’organiser l’agitation en Pologne. En 1837, il crée et dirige l’Union de l’émigration polonaise qui se donne pour objectif de réunir politiquement tous les émigrés polonais (à ne pas confondre avec l’Union de l’émigration polonaise fondée à Paris en 1866). En 1846, il rejoint la Société démocratique polonaise et devient l’année suivante le vice-président de la Société démocratique internationale. En 1849, après l’échec du Printemps des peuples, il se retire de la vie politique. Il s’éteint en 1861, peu après son retour à Paris. L’Université de Vilnius a hérité de sa collection de livres et d’atlas. Aujourd’hui, une salle porte son nom à la bibliothèque de l’Université de Vilnius.

 

Publié dans XIXe Siècle

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